« Tu as le droit de te tromper. Tu n’as pas le droit de ne pas avoir d’avis »

Te rappelles-tu, Laurent Julia, m’avoir dit ça ? Je devais être 𝑠𝑒𝑛𝑖𝑜𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑛𝑡. Avec l’équipe, j’avais mené une étude pour un client japonais sur le marché français. Mystery shopping, parts de marché par segment, assortiments par enseigne … Calculs justes, entretiens intéressants, synthèse soignée, c’était du sérieux.

Mais quand tu m’as demandé « qu’est-ce qu’on tire de tout ça, au fond qu’est-ce que tu en penses ?» la conclusion était molle. Je n’avais pas fini le boulot.

Bien plus que quand on est consultant, en entreprise on a de très bonnes raisons de ne pas avoir d’opinion tranchée.

Miser sur un segment, donner la priorité à un canal de distribution … Choisir, c’est forcément prendre le risque de se planter, de faire perdre beaucoup d’argent à l’entreprise – et au passage de compromettre sa carrière.

La stratégie s’élabore dans un contexte incertain. Elle n’élimine pas le risque. Elle aide à faire des choix éclairés et accroître les chances de réussite.

Pour construire un véritable avantage concurrentiel, connaître un franc succès, il faut une stratégie tranchée, portée par une profonde conviction — en assumant, parfois, de se tromper.

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